Des informations détaillées sur les essences de bois
Liste des essences
Voici la liste des essences classées par ordre alphabetique, selon les lettres
ref
Denomination
Nom scientifique
Origine
id Compte
20
ACAJOU
Khaya ivorensis
Cameroun
3
Description
Le bois parfait, fraîchement débité, est rosé. En vieillissant, il prend une teinte allant du brun rosé au
rouge sombre avec des reflets cuivrés. L'aubier est bien différencié, de couleur blanc jaunâtre à
légèrement rosé. La texture est homogène, le grain moyen. Les débits sur plein quartier peuvent avoir
un aspect moiré ou rubané provoqué par un léger contrefil, ou parfois des veines cuivrées, décelant
la présence de bois de tension. La maille est fine mais bien apparente. Les pores sont parfois chargés
de dépôts noirâtres. Certains échantillons peuvent être figurés et présenter un aspect drapé, ondé,
moiré, frisé, moucheté, ou pommelé. Les fourches peuvent fournir les 'ronces d'Acajou'recherchées
pour le tranchage. K.grandifoliola est très semblable aux autres Acajous de forêt dense, sa couleur
étant plus violacée à l'état frais, un peu plus sombre par la suite.
Les pores sont disséminés, au nombre moyen de cinq par mm², de 150 à 200 microns de diamètre
dans le sens tangentiel, et contiennent parfois des dépôts résinoïdes brun rouge. Les ponctuations
intervasculaires sont très fines, de l'ordre de quatre microns. Le parenchyme est indiscernable à faible
grossissement, associé aux pores en manchon étroit et très sporadiquement en lignes tangentielles
souvent associées à des rangées de canaux traumatiques. Les rayons, larges de 4 à 6 cellules, sont au
nombre de 4 à 7 par mm et ont une structure hétérogène. Certaines cellules de rayons peuvent contenir
des cristaux d'oxalate de calcium. On peut rencontrer exceptionnellement chez certains arbres des
rayons en disposition étagée.
La structure des Acajous africains est très semblable à celle des Acajous américains (Swietenia sp.
pl.), ces derniers ayant plus fréquemment des lignes continues de parenchyme. L'étude de la structure
ne permet pas de faire une distinction entre les trois espèces d'acajou d'Afrique.
Le bois parfait est légèrement plus foncé que l'aubier qui est brun rosâtre avec parfois des reflets
mordorés. Il fonce à la lumière plus ou moins rapidement suivant les espèces et prend une couleur
brun-rouge clair en vieillissant. Ce bois présente généralement un contrefil léger et régulier qui donne
parfois un aspect rubané et décoratif aux débits sur quartier. Cependant, le contrefil est parfois très
marqué. Monopetalanthus durandii est l'espèce dont le fil est généralement le plus droit.
Remarque : les espèces appartenant au groupe des Andoung présentent des caractères
généralement similaires. Cependant, d'une espèce à une autre, le contrefil peut être plus ou
moins important et des variations de teinte peuvent être également observées.
A la loupe (grossissement x 15) on peut observer :
. des pores en nombre inférieur à 10 par mm2, de diamètre moyen compris entre 125 et 200 μ ;
. du parenchyme de deux sortes, associé aux pores en manchon étroit, et sporadiquement en lignes
terminales fines ;
. des rayons relativement nombreux (8 à 14 par mm), unisériés ou bisériés, de structure homogène à
sub-homogène en disposition échelonnée ou non.
L'aubier de l'Azobé n'est pas très bien différencié. Son épaisseur varie en moyenne de 7 à 10 cm, mais
en réalité la portion réellement aubieuse n'est que de 3 cm environ, le reste étant constitué par du bois
plus foncé appelé 'bois intermédiaire' dont les propriétés ne sont pas similaires à celles du bois parfait.
Le bois parfait d'Azobé est brun chocolat foncé. Sa teinte fonce encore après exposition à la lumière.
Les traces des vaisseaux ressortent bien car ceux-ci sont très fréquemment remplis de dépôts
blanchâtres. Les débits sur dosse présentent des figures brun violacé mates contrastant avec le fond
brun foncé brillant. Le grain est grossier. Le fil est parfois enchevêtré. Le contrefil est fréquent et
irrégulier.
Le bois de coeur et l'aubier sont très différenciés. L'aubier est blanchâtre, le bois parfait brun jaunâtre ou
brun gris plus ou moins foncé, parfois légèrement pourpre. Des veines grises ou noirâtres sont assez
fréquentes. La teinte, bien accusée sur le bois frais, s'estompe avec le temps. Par sa couleur, ce bois est
souvent comparé aux noyers des régions tempérées. Le grain est fin, homogène. Le bois présente une
maillure très fine. Le fil est généralement droit. Un contrefil occasionnel confère aux débits sur quartier un
aspect légèrement rubané.
Le parenchyme, indistinct à l'oeil nu, apparaît à fort grossissement dispersé sous forme de nombreuses et
courtes chaînettes très étroites. Les cellules de parenchyme contiennent parfois des cristaux. Les pores fins
(diamètre moyen 0,l mm), sont plus ou moins perceptibles à l'oeil nu. Ils sont nombreux, isolés, mais le plus
souvent accolés radialement par 2 à 4. Les ponctuations intervasculaires sont très fines (3-4 microns). Les
rayons sont disposés en lignes étagées (3 étages par mm), visibles à l'oeil nu sur dosse. Ils sont petits,
uniformes, larges de 2 à 3 cellules, homocellulaires sauf une rangée de cellules terminales dressées.
L'aubier est de couleur jaune grisâtre ou rosâtre. Le bois parfait, jaune citron vif, fonce un peu à la
lumière et devient doré ou ocre orangé, à reflets légèrement moirés. Le fil est souvent ondulé et/ou
contrefilé. Le grain est moyen. Le bois ne dégage aucune odeur particulière.
A la loupe (grossissement x 15) on peut observer :
. des pores assez inégalement répartis, souvent isolés, peu nombreux (3 à 6 par mm2), pouvant
apparaître de deux tailles différentes (les gros de 200 à 250 μ de diamètre, les petits de 100 à 150 μ) ;
. de petits rayons parfois articulés, larges de 2 à 3 cellules, de structure très hétérogène, au nombre de
10 à 15 par mm ;
. le parenchyme peu abondant formé de cellules isolées ou de courtes lignes tangentielles, perceptibles
seulement à plus fort grossissement.
Le bois parfait est généralement de couleur uniforme, brun rose assez clair, fonçant après exposition à la
lumière, d'un éclat légèrement nacré. Certains échantillons présentent des taches brunes qui, lorsqu'elles sont
abondantes, peuvent avoir un effet décoratif. Le bois de G. thompsonii est un peu plus foncé que celui des
deux autres espèces, tirant sur le brun orangé. L'aubier est peu différencié, d'un jaune rosé plus pâle que
le bois parfait. Le grain est assez fin et la texture est très homogène. Le fil est souvent tourmenté, ondulé,
avec un contrefil irrégulier qui donne aux débits sur quartier et aux tranchages un aspect moiré. L'odeur du
bois est assez caractéristique, très prononcée sur les bois frais, et rappelle celle du cèdre. Certains individus
laissent exsuder abondamment une résine fluide gênante pour les emplois en ébénisterie.
Le parenchyme, visible à l'oeil nu, est disposé en longues lignes onduleuses, au nombre de 2-3/mm chez G.
cedrata, 4-5/mm chez G. laurentii ; elles sont plus épaisses chez G. thompsonii, au nombre de 4-5/mm.
On observe souvent la présence de chaînes de cristaux dans les cellules de parenchyme. Les pores sont
assez fins, isolés ou accolés radialement par 2 ou 3. Leur diamètre est compris entre 100 et 175 microns.
Ils sont au nombre de 7 à 15 par mm² chez G. cedrata et G. laurentii, et 6-8 par mm² chez G.
thompsonii. Les ponctuations intervasculaires sont très fines, de l'ordre de 3-4 microns. Les rayons, larges
de 2 cellules, sont homocellulaires. Ils contiennent des corpuscules siliceux abondants chez G. cedrata,
rares chez G. laurentii et G. thompsonii.
L'aubier est bien distinct, de couleur crème ; son épaisseur varie de 2 à 8 cm. Le bois parfait de Bubinga
a une couleur vieux rose à brun rougeâtre parcourue de nombreuses et très étroites veines violacées assez
discontinues, ainsi que de quelques veines brunes plus larges et plus diffuses. Très net et continu sur le bois
fraîchement débité, le veinage s'estompe légèrement après exposition à l'air et à la lumière. En revanche,
la couleur générale du bois évolue peu. Le grain est moyen. Le fil est le plus souvent ondé, rarement droit.
Le contrefil est relativement fréquent, irrégulier, et confère au bois lors de l'utilisation un aspect
irrégulièrement moiré. Les débits sur dosse sont très ramagés (veines violettes).
Le coeur et l'aubier sont bien différenciés. L'aubier est blanc jaunâtre, large de 3 à 8 cm. Le bois parfait,
brun-rouge clair un peu orangé sur les débits récents et secs, vire ensuite au brun-rouge à la lumière. La
teinte est normalement uniforme, mais peut être parfois coupée de veines sombres (A. bipindensis excepté).
Le grain du bois est plutôt grossier, mais relativement homogène. Un peu de contrefil peut se noter sur les
débits sur quartier. La maille est fine, légèrement brillante. Au rabotage, le bois sec dégage une odeur de
cuir. Les pores sont disséminés, peu nombreux (2 à 5 par mm2) et gros (diamètre moyen très souvent
supérieur à 200μ). Ils sont parfois obstrués par des dépôts blanchâtres ou colorés. Les ponctuations
intervasculaires sont de l'ordre de 6-7 μ. Le parenchyme apparaît, d'une part en losange autour des pores
et courtement anastomosé obliquement, d'autre part en lignes terminales fines. Au contact du tissu fibreux,
les cellules sont souvent recloisonnées et cristallifères. Les rayons, au nombre moyen de 6-7 par mm, sont
larges de 2 cellules, quelquefois 3, rarement 4. Leur structure est homogène. Les quatre espèces botaniques
ne sont pas distinctes anatomiquement ; seule A. bipindensis peut se reconnaître, en lumière ultraviolette,
par sa teinte amarante foncée, sans fluorescence jaune.
Bois précieux très noir ou veiné. Grain très fin, bois très lourd. Fil droit, coupe nette, très sec sous l'outil et fendage franc. Finement pailleté d'incrustation de cristaux d'acide oxalique qui lui donnent son aspect scintillant si particulier à la lumière. Poli parfait, luisant, très lisse, mat ou brillant, très lourd (densité de 1,00 à 1,10) débardé en bûches purgée d'aubier de taille suffisante pour être portées par un homme (30-70 kg) puis lié à d'autre espèces moins denses pour assurer sa flottabilité
A l'état frais, le bois parfait d'Iroko est jaune à brun-jaune, plus ou moins clair. Exposé à l'air et à la lumière,
il peut brunir et foncer de façon très marquée. Il prend alors un aspect vieux chêne avec des nuances
dorées. L'aubier jaune pâle est très distinct du bois parfait. Le grain est assez fin mais les vaisseaux laissent
des traces plus claires, bien apparentes surtout sur les débits sur dosse. Les cernes d'accroissement sont
fréquemment visibles sur les faces sur dosse. Le fil est très généralement droit.
Le bois parfait est de couleur brun-rouge avec une teinte lie de vin, fonçant beaucoup avec le temps, et
devenant encore plus sombre que le Sipo. L'aubier est bien différencié, de couleur blanc grisâtre. Sur dosse,
le parenchyme dessine des ramages foncés et mats. Les traces vasculaires sont visibles, souvent obstruées
par des dépôts résinoïdes noirâtres. Le fil est généralement droit, avec un contrefil rubané formant des
bandes assez larges et souvent visible sur les bois débités sur plein quartier. Le bois de certaines billes est
moiré. La maille est fine mais distincte.
Les pores sont diffus, au nombre d'environ 5 par mm² ; leur diamètre tangentiel varie de 150 à 300 microns.
Ils sont parfois obstrués par des dépôts résinoïdes brun rougeâtre. Les ponctuations intervasculaires sont
très fines (3-4 microns). Le parenchyme est abondant, mais distinct à l'oeil nu uniquement dans l'aubier. Il
est disposé en lignes tangentielles parfois courtes chez les arbres jeunes ou à croissance rapide, plus continues
et serrées chez les sujets à croissance lente. Les rayons sont larges de 3 à 5 cellules, au nombre de
3 à 5 par mm, de structure homogène. Certaines cellules de rayons et de parenchyme contiennent des petits
corpuscules siliceux.
Le Kosipo se distingue des autres Méliacées africaines à bois rouge (Acajou, Sipo, Sapelli, Tiama) par sa
couleur plus sombre, son parenchyme en lignes plus ou moins continues en cours d'accroissement, la
présence de silice et l'absence de cristaux d'oxalate de calcium. Les rayons du Kosipo n'ont jamais une
disposition étagée, alors que ce type de disposition est très fréquent chez le Sapelli et occasionnelle chez
l'Acajou et le Sipo.
L'aubier est difficilement discernable du duramen. Lorsqu'il est distinct, son épaisseur peut atteindre 13 à
15 cm. Le duramen a une couleur blanc crème légèrement nacrée. Après exposition à l'air et à la lumière,
sa couleur évolue peu mais fonce très légèrement en tirant sur le doré, rappelant celle du Chêne clair. Les
Limba peuvent comporter plus ou moins de 'coeur noir', certaines provenances en particulier ayant un bois
jaunâtre parcouru par de grandes veines noirâtres. On distingue ainsi :
- le Limba clair,
- le Limba noir, de teinte gris olive à brun noir pour la zone foncée,
- le Limba bariolé présentant des veines et des plages de bois alternativement claires et foncées.
Les cernes d'accroissement sont fréquemment visibles, surtout sur les débits sur dosse. Le fil du bois est
généralement droit, avec une légère et fine ondulation donnant aux débits rabotés un aspect moiré. Le grain
est moyen. Les vaisseaux, de teinte brune, ressortent bien sur le fond clair du bois. Certaines billes, surtout
celles de fort diamètre, comportent du 'coeur mou'. Les attaques d'insectes sur les arbres sur pied
provoquent localement des discolorations du bois ; ces défauts sont acceptables sur les sciages lorsqu'ils
sont peu fréquents.
Le bois de Makoré est brun rouge assez foncé. Il présente parfois quelques nuances mauves, et/ou des
veines claires peu distinctes ; il est également souvent moiré. L'aubier est bien distinct du bois parfait, de
couleur claire. Les cernes d'accroissement sont parfois visibles, surtout sur les débits sur dosse. Le fil est
généralement droit. Le grain est fin.
Le bois de coeur et l'aubier sont très différenciés. L'aubier est blanchâtre, le bois parfait brun jaunâtre ou
brun gris plus ou moins foncé, parfois légèrement pourpre. Des veines grises ou noirâtres sont assez
fréquentes. La teinte, bien accusée sur le bois frais, s'estompe avec le temps. Par sa couleur, ce bois est
souvent comparé aux noyers des régions tempérées. Le grain est fin, homogène. Le bois présente une
maillure très fine. Le fil est généralement droit. Un contrefil occasionnel confère aux débits sur quartier un
aspect légèrement rubané.
Le parenchyme, indistinct à l'oeil nu, apparaît à fort grossissement dispersé sous forme de nombreuses et
courtes chaînettes très étroites. Les cellules de parenchyme contiennent parfois des cristaux. Les pores fins
(diamètre moyen 0,l mm), sont plus ou moins perceptibles à l'oeil nu. Ils sont nombreux, isolés, mais le plus
souvent accolés radialement par 2 à 4. Les ponctuations intervasculaires sont très fines (3-4 microns). Les
rayons sont disposés en lignes étagées (3 étages par mm), visibles à l'oeil nu sur dosse. Ils sont petits,
uniformes, larges de 2 à 3 cellules, homocellulaires sauf une rangée de cellules terminales dressées.
Le bois parfait de Moabi est brun rosé à vieux rose plus ou moins foncé. Il a un aspect satiné apparent,
notamment sur les débits sur quartier. Les cernes d'accroissement sont fréquemment visibles, et donnent
aux débits un aspect finement veiné. Le grain est fin à très fin. Les pores sont peu apparents et les traces
vasculaires très fines et très courtes. Le fil du bois est généralement droit, parfois ondé, ondulé ou frisé. Le
contrefil est quasiment inexistant. Les débits sur dosse et sur quartier ont un aspect très homogène, de
couleur unie.
Le Movingui est un bois jaune citron plus ou moins foncé, présentant occasionnellement quelques variations
de teinte en jaune brun à verdâtre. L'aubier a une teinte plus claire, parfois grisâtre. Les débits dans le bois
parfait ont une couleur unie. Le grain est moyen. Le fil est assez irrégulier. Les vaisseaux contiennent parfois
des dépôts blanchâtres. Le contrefil est occasionnel et peut donner une aspect moiré aux débits ou aux
placages sur quartiers qui sont fréquemment ondulés ou rubanés. Des fractures transversales peu apparentes
(coups de vent) sont parfois observées.
Le bois parfait de Niové a une couleur assez variable : il comporte fréquemment une zone de bois en cours
de duraminisation, plus colorée que l'aubier, mais assez claire (jaune orangé), qui entoure le bois de coeur
ocre clair à brun rouge plus ou moins foncé. Cette dernière zone est parfois parcourue de veines brun
noirâtre. Lorsqu'il est assez foncé, le bois rappelle beaucoup l'Acajou de Cuba avec un grain plus fin. Ces
variations de couleur constituent un handicap pour le développement de certains emplois où une
homogénéité d'aspect est requise. L'aubier se distingue bien du reste du bois ; il est jaune rosâtre pâle. Le
grain est très fin. Le bois est parfaitement homogène et les cernes d'accroissement ne sont pas visibles. Le
fil est généralement très droit. Les débits sont légèrement lustrés et ont occasionnellement un aspect gras.
Après rabotage, une remontée de poudre blanchâtre à la surface du bois est parfois observée. Cette poudre
s'élimine facilement et n'a aucune incidence sur la finition.
Le bois est de couleur blanc crème fonçant légèrement à la lumière. L'aubier n'est pas différencié par la
couleur, mais il est plus sensible aux altérations que le duramen et prend alors une coloration anormale. Le
bois débité peut prendre une coloration grise (liée à certaines zones de production) ou bariolée de veines
brunes à grisâtres (odeur nauséabonde associée). Le grain est plutôt grossier. Les débits sur dosse
présentent des traces vasculaires réparties irrégulièrement, larges et inégalement espacées, et qui tranchent
par leur couleur. Sur quartier, la maille est assez fine et brillante. Le contrefil occasionnel peut donner un
aspect rubané aux bois.
Tous les éléments du bois, à l'exception des rayons, ont une disposition étagée. Le parenchyme abondant
est en courtes chaînettes unisériées et en manchon étroit autour des pores. Les cellules sont en majorité
fusiformes, quelques-unes recloisonnées une à trois fois, et contiennent parfois des cristaux. Les pores sont
bien visibles, rares, isolés ou rarement accolés par 2 ou 3 radialement. Leur taille est variable de 150 à 250
µ environ. Ils renferment souvent des thylles brillants. Le diamètre des ponctuations entre vaisseaux varie
de 7 à 8 µ. Les rayons sont 4 à 8-sériés. Quelques-uns, très petits, sont 1 ou 2-sériés. Leur structure est
hétérogène, avec une alternance de rangées de cellules couchées et de cellules palissadiques. Ils contiennent
de nombreux cristaux.
Le bois parfait de Padouk est rouge corail lorsqu'il est frais de sciage, puis devient en quelques jours brunmauve
foncé après exposition à l'air. Il prend par la suite une teinte de plus en plus brun gris violacé. Le bois
est parfois parcouru de veines brunâtres peu délimitées. L'aubier est bien différencié, de teinte blanchâtre.
Le grain est plutôt grossier. Le contrefil est occasionnel, régulier et peu accusé, donnant aux débits sur
quartier un aspect finement rubané. Le fil est assez droit. Les cernes d'accroissement sont visibles et donnent
aux débits sur dosse un aspect figuré.
Le bois est brun rosé, fonçant à l'air et tournant au brun rouge cuivré. L'aubier est distinct et bien limité, de
couleur gris rosâtre, en général peu épais. Le grain est plutôt fin. Le bois présente généralement un contrefil
en bandes étroites qui donne aux débits sur plein quartier un aspect rubané très régulier apprécié en
ébénisterie. Le fil est parfois tourmenté ; les débits sont alors moirés, pommelés, drapés ou chenillés. Les
fourches peuvent donner des placages très figurés. Le Sapelli a généralement une odeur agréable rappelant
celle du Cèdre.
Le parenchyme se détache bien sur le fond fibreux et présente dans les plus larges cernes trois dispositions
caractéristiques : associé aux pores et à peine distinct à la loupe, puis circumvasculaire aliforme plus ou
moins anastomosé et bien distinct, enfin composé de fines couches tangentielles apparentes à la limite des
anneaux ligneux. Les pores sont de taille moyenne en nombre variable et assez uniformément répartis. Les
ponctuations intervasculaires et les ponctuations vaisseau-rayon sont très fines. Les rayons sont disposés
fréquemment en lignes étagées, de petite taille, larges de 3 à 5 cellules, presque homocellulaires, avec une
rangée terminale de cellules carrées contenant souvent des cristaux.
Le Sapelli se différencie des autres Entandrophragma par la présence d'un peu de parenchyme entre les
lignes terminales, et de rayons 3-5 sériés contenant des cristaux.
L'aubier est de couleur blanc rosé, souvent un peu grisâtre. Le bois parfait est d'une belle couleur brun rosé
légèrement violacée, plus ou moins foncée, à reflets parfois moirés. Le grain est assez fin. Le contrefil est
généralement peu marqué et donne aux faces sur maille comme aux placages tranchés sur quartier un aspect
rubané avec des veines assez larges et régulières. Les débits sur dosse et les placages déroulés ont des
ramages foncés. La texture du bois est très homogène.
Parmi les bois de couleur acajou, le Sipo se caractérise par un parenchyme en ligne continue en limite
d'accroissement et des bandes de parenchyme discontinues, fines et ondulées en cours d'accroissement.
Les rayons peuvent être ou non en disposition étagée ; ils sont larges de 2 à 3 cellules et ne contiennent pas
de cristaux. Certains échantillons de Sipo peuvent présenter des écarts importants vis-à-vis du bois type,
dans l'aspect et la structure. L'épaisseur variable des parois de fibres donne des bois de densités très
différentes. La teinte de base du bois varie de l'acajou cuivré clair, à peine violacé au lie-de-vin rappelant
le Kosipo. Cette variation est renforcée par celle du parenchyme, tantôt très rare dans des accroissements
très larges, tantôt très abondant dans des accroissements fins.
A l'état frais, le bois parfait de Tali est brun-jaune, nuancé de reflets cuivrés. Après séchage, il prend une
couleur brun-roux avec quelques veines peu apparentes plus sombres apparaissant en bois de bout comme
des cernes concentriques. L'aubier bien différencié est de couleur blanc crème. Les cernes d'accroissement
sont peu visibles ; lorsqu'ils sont larges, ils sont soulignés par une fine veine brune. Le grain est plutôt
grossier. Les nombreux pores et les traces vasculaires sont très apparents, de diamètre assez important, et
présentent fréquemment des dépots jaunâtres. Le contrefil est fréquent, plutôt irrégulier et accusé. Le fil est
souvent ondulé ou irrégulier.
Le Wenge (prononcé /wÉ?Å?É?/) ou l'Awong (Millettia Laurentii) est un arbre à bois noir des régions tropicales et équatoriales d'Afrique (notamment au Cameroun, en Congo-Kinshasa, au Gabon, en Tanzanie et au Mozambique), très foncé et dense. Ã?tant un bois très durable, il est utilisé dans la production de tabletterie, brosserie, parquet, sculpture et ébénisterie fine.
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